Mum to be

2020, l’année de la grossesse d’après

Comme je t’avais confié il a quelques mois, j’ai fait une fausse couche, une première grossesse dont j’ai eu du mal à me remettre. Mais les vacances en Turquie, loin de tout et tout le monde m’ont réellement permis de décrocher de tout ça. On dira merci aux nombreux Gin To et autres cocktails de l’hôtel aussi.

En rentrant, j’ai repris mon rythme de vie d’avant en essayant de repartir du bon pied et d’aller mieux.

Tout était en bonne voie jusqu’à ce 30 octobre 2019.

 

Comment j’ai appris la nouvelle ?

Mon mari me harcelait pour faire des tests de grossesse à cause d’un retard d’une quinzaine de jours.

Ça va laisse tomber, mes cycles reprennent, c’est tout…

C’est ce que je m’évertuais à lui dire mais j’avais aussi ce doute au fond de moi. Après maintes négociations, j’ai fini par céder et me rendre au labo en bas de chez moi.

Evidemment, je tombe sur le même jeune homme que les fois précédentes pour ma prise de sang. Alors on discute et je lui raconte mon histoire. Il tente de me rassurer et me dit en partant « à la prochaine ! ». Ouais bah tu croyais pas si bien dire ! Parce que ouais c’était bel et bien positif. C’était un petit taux mais un taux positif.

Je n’ai pas accueilli la nouvelle comme la première fois : pas de fort enthousiasme pour ne pas être déçue. Mais j’étais complètement chamboulée par ce résultat.


 

Mes 3 premiers mois de grossesse

Nous nous sommes rendus avec Pierre chez mon médecin le lendemain pour une visite de contrôle. C’était deux salles, deux ambiances dans notre couple :

  • Pierre était heureux et enthousiaste à l’idée de ma nouvelle grossesse
  • Moi j’avais juste envie de chialer et aucune envie de me projeter d’une quelconque façon.

Je remercie grandement mon médecin d’avoir respecté mes peurs et de m’avoir mise sous surveillance pendant un mois. Chaque semaine je devais faire une prise de sang pour suivre l’évolution du taux de beta HCG et quand je me sentirais prête, j’irais faire une échographie de datation.

Les semaines passaient et le taux montait mais je n’étais pas rassurée pour autant. J’ai dû attendre une visite de contrôle où j’ai passé un Doppler surprise pour comprendre que je n’étais plus seule dans mon propre cœur. 145 bpm. Wahou.

Mais la vraie délivrance a été ce 19 décembre. Ma première échographie. Plus stressés que nous ce jour là c’était impossible. J’ai même presque refusé de monter sur la table d’examen quand la sage-femme m’a dit qu’il était temps de passer aux choses sérieuses. Elle allume l’écran face à moi. Instinctivement je serre la main de Pierre et ferme les yeux.

Mais madame, ouvrez les yeux ! Il y a un cœur qui bat, regardez !

Et là, je crois avoir perdu 5 kilos d’angoisse et de larmes en une seconde. Un cœur qui bat, un petit être de quelques centimètres a emménagé en moi. Ce sentiment était incroyable, indescriptible ! J’étais à 11 SA + 4.

Trop jeune pour faire la fameuse échographie morphologique mais déjà bien grand et à l’aise dans mon ventre. Celle-ci je l’ai passé 9 jours après et petit Têtard avait pris 2 cm ! On passera sur son côté capricieux comme maman car cette petite personne ne voulait pas se montrer correctement …

 

La grossesse Instagram vs la réalité

Depuis je m’autorise enfin à me projeter, à nous imaginer parents dans quelques mois. J’arrive à vivre plus sereinement ma grossesse maintenant que je sais que tout va bien et que le risque de fausse couche s’éloigne chaque jour.

Partout, tu liras, et moi la première, que c’est magique la grossesse, que tu te sentiras bien et belle. Tu seras pleine d’énergie et tout le temps heureuse.

Euh comment dire …

Les trois premiers mois c’est clairement pas la grosse folie ! Bon ça, ce n’était pas une surprise pour moi.

 

Madame Pipi serait riche grâce à moi

Personne ne m’avait averti que ma vessie aurait la taille d’un petit pois et que je devrais me lever plusieurs fois la nuit. Ça fait marrer mes collègues qui me voient trèèèès souvent me précipiter aux toilettes 8 fois par heure. Et les deux litres d’eau que je dois absolument boire dans la journée ne m’aident pas du tout.

On en m’avait pas dit non plus que les abricots secs et les pruneaux seraient mes meilleurs amis (je te laisse deviner pourquoi …).

 

Mon nouveau surnom ? Petit tonneau

(Je me le donne à moi-même hein !)

Physiquement, j’oscille entre « bordel j’ai abusé de la raclette à Noël » et « suis-je vraiment enceinte ? ». Puis les gens qui se demandent la même chose (parfois même les « elle a pris du poids non ? – ça c’est pas nécessaire les gars ! ). On ne va pas se mentir : c’est parfois compliqué à gérer. Surtout pour t’habiller. Ton ventre commence à prendre de la place donc tes jeans habituels … Bye bye ! Mais les jeans de grossesse restent légèrement trop grand.

Du coup, tu finis par mettre des robes. Et tu crèves d’envie de te traîner en legging touuuuuute la journée ! ( Je remercie d’ailleurs l’inventeur de ce vêtement parfait et idéal pour traîner à la maison ! )

Autre changement physique, la poitrine. J’en avais déjà bien trop mais là ça dépasse tout ! + deux tailles et un bonnet : youpi ! Descendre les escaliers a été un enfer et mettre un soutien-gorge aussi ! Et visiblement c’est pas prêt de s’arrêter !

 

Les fameuses nausées « matinales »

Déjà elles ne sont pas là QUE le matin. Et ça, on me l’avait pas dit non plus !

L’intolérance aux odeurs fait surement partie des choses difficilement gérables en début de grossesse. Mon parfum favori, le café qui coule dans la machine, mon déodorant … Je ne pouvais plus rien sentir sans avoir de fortes nausées. J’ai eu la chance de ne pas être sujette aux vomissements. Mais les nausées (et pas que matinales) étaient violentes et très gênantes. Je me « forçais » à manger des fruits toutes les heures et ça m’a bien aidée à tenir les jours difficiles.

 

Marmotte qui a des envies bizarres

Il est désormais impossible pour moi de faire une nuit sans minimum 9h de sommeil sinon je ressemble à un zombie. Parmi ces heures, je ne compte évidemment pas mes nombreuses siestes (rajoute 2h de dodo sur le canapé pendant que Monsieur regarde son film du soir). Parce que oui, c’est épuisant les premiers mois entre les douleurs ligamentaires, le corps qui commence sa transformation et les angoisses qui génèrent parfois des insomnies.

Parlons aussi de mes envies de cornichons à 7h du matin, de babybel avant d’aller dormir … WTF ?? Ca m’a fait bien rire ces envies soudaines qu’il fallait ABSOLUMENT que je comble au risque de bouder très fort. Ah j’ai eu aussi ma période frites … Heureusement que j’ai un mari sympa qui me laissait manger un peu comme je l’entendais.

 

Désormais, j’essaie seulement de profiter de cette aventure incroyable, de ne plus m’angoisser et de relativiser au maximum. La grossesse d’après a un goût différent d’une tout première grossesse. J’ai perdu cette naïveté, cette innocence qui m’habitait auparavant… Mais je continuerai de te raconter mon aventure selon mes envies, mon humeur et toujours avec honnêteté !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *